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vendredi 25 novembre 2011
"...savoir regarder chaque matin avec des yeux neufs le bitume du trottoir qui te paraissait si merveilleux quand tu y faisais tes premiers pas d'enfant. Le considérer toujours avec la même fraîcheur. (...) C'est un bon antidote à ce travers contre lequel Goethe, déjà, mettait en garde: expédier les évènements de sa vie comme on expédie une pile de gazettes pour en avoir fini le plus vite possible!
Se débarrasser de chaque instant dans la hâte de passer au suivant: voilà nos vies, trop souvent."
(Jean-François Duval, Boston Blues, routes de l'inattendu, éditions Phébus)
mardi 8 novembre 2011
"La poésie du rêve insensé"
(Cliquez sur le livre pour l'agrandir)
"Le monde est à ceux qui l'arpentent et l'interrogent."
"Perdre les assurances qui couvrent toute la gamme des peurs contemporaines, rejeter un domicile stable, accepter l'inconfort du curriculum vitae incohérent, s'exposer aux maladies, renoncer à la facilité des technologies nouvelles..."
"Nous faisons l'éloge, non pas d'un territoire, mais de la part d'humanité commune à chacun de nous."
"Le voyage fait simplement de nous des êtres humains."
"A raconter son voyage, on enchante sa mémoire. On vit deux fois."
(Sébastien Jallade, L'appel de la route, petite mystique du voyageur en partance, Transboréal)
dimanche 6 décembre 2009
Capitalisme culturel
mercredi 7 octobre 2009
mercredi 5 novembre 2008
Rien à voir avec la littérature américaine...
...Pas plus qu'avec l'actualité politique du moment.
Pendant que certains s'offrent de doux frissons avec ce qui se passe de l'autre côté de l'Atlantique, pourquoi ne pas se gargariser de quelques bons auteurs qui n'ont rien à voir avec tout cela?
Ca vous tente? Venez donc boire un thé (ou un coca?).
Ca vous tente? Venez donc boire un thé (ou un coca?).
Rubriques : Chez moi, Couleur, Les maîtres, Livres
samedi 29 mars 2008
mercredi 12 mars 2008
mardi 1 janvier 2008
2 Mille 8
"Nian, le légendaire monstre féroce chinois dont le nom signifie "année", terrorisait la population. Il vivait dans des montagnes reculées et n'en sortait que le soir du Nouvel An pou se jeter sur les humains.
A force de lutter contre le monstre, la population finit par comprendre que le bruit, la lumière et la couleur rouge l'effrayaient.
Ils s'aperçurent aussi que lorsque l'on jetait du bambou au feu, il craquait bruyamment; sous l'effet de la chaleur, l'air contenu dans la tige obturée se dilatait, faisant éclater le bambou dans un bruit d'explosion qui éloignait le monstre.
C'est ainsi que furent inventés les pétards."
(la légende des pétards, "Bonheur, bonheurs", Vivien Sung, Seuil Chronicle)
A force de lutter contre le monstre, la population finit par comprendre que le bruit, la lumière et la couleur rouge l'effrayaient.
Ils s'aperçurent aussi que lorsque l'on jetait du bambou au feu, il craquait bruyamment; sous l'effet de la chaleur, l'air contenu dans la tige obturée se dilatait, faisant éclater le bambou dans un bruit d'explosion qui éloignait le monstre.
C'est ainsi que furent inventés les pétards."
(la légende des pétards, "Bonheur, bonheurs", Vivien Sung, Seuil Chronicle)
samedi 22 décembre 2007
Shin (L'esprit)
J'ai pris cette photo en pensant aux dernières lignes de "Zen et arts martiaux" de Taisen Deshimaru (chez Albin Michel):
"Lorsqu'on a pris cette posture (l'auteur veut parler de zazen), tout le cosmos tangible se métamorphose en particules microscopiques dans notre être. (...) alors le monde des phénomènes devient pur comme un cristal et tout apparaît clair dans la voie. Notre conscience devient paisible, calme comme de la neige qui vient de tomber sur un paysage ancien.
Mais nous ne devons ni nous attacher à la terre de cristal, ni au ciel vide, ni à la neige blanche, ni au vide, ni aux phénomènes... Nous devons abandonner simplement tout attachement et être simplement là (...).
Ici et maintenant."
Mais nous ne devons ni nous attacher à la terre de cristal, ni au ciel vide, ni à la neige blanche, ni au vide, ni aux phénomènes... Nous devons abandonner simplement tout attachement et être simplement là (...).
Ici et maintenant."
jeudi 1 novembre 2007
Harmonie
"Saisir l'instant et le moment propice, profiter des circonstances pour prendre du plaisir."
Lisez "Les carnets secrets de Li Yu", présentés par J. Dars aux éditions Picquier.
Surtitré "Au gré d'humeurs oisives", il s'agit d'un recueil proposant un véritable art du bonheur.
Claude Roy le disait aussi: "Si l'honnête homme promène son attention sur les choses, si infimes soient-elles, celles-ci seront encore assez considérables pour lui procurer de la joie..."
Merci Annick.
Lisez "Les carnets secrets de Li Yu", présentés par J. Dars aux éditions Picquier.
Surtitré "Au gré d'humeurs oisives", il s'agit d'un recueil proposant un véritable art du bonheur.
Claude Roy le disait aussi: "Si l'honnête homme promène son attention sur les choses, si infimes soient-elles, celles-ci seront encore assez considérables pour lui procurer de la joie..."
Merci Annick.
dimanche 21 octobre 2007
lundi 1 octobre 2007
Cependant
"Prologue :
En japonais, sarinagara signifie quelque chose comme:
Ces cinq syllabes sont les dernières du plus célèbre des poèmes de Kobayashi Issa. (...) Littéralement, les dix-sept syllabes de ce poème disent:
Mais une traduction moins artificiellement fidèle à son modèle écrirait plus simplement:
Tout le roman qui suit, tout ce qu'il dit de la vie tient dans le seul redoublement de ce dernier mot:
Ce mot, posé comme une énigme, fait converger 3 histoires distinctes, celles de Kobayashi Issa, maître du haïku, de Natsume Soseki, l'inventeur du roman japonais moderne, et de Yamahata Yosuke, qui fut le premier à photographier les victimes et les ruines de Nagasaki.
"Il faut beaucoup de subtilité et d'indifférence à l'égard de préjugés savants pour oser penser que l'art - sans rien renier ni de sa complexité ni de son ambition - conduise vers l'extrême simplicité d'une expérience tendre et insoucieuse de la pensée."
(Ph. Forest)
En japonais, sarinagara signifie quelque chose comme:
cependant
Ces cinq syllabes sont les dernières du plus célèbre des poèmes de Kobayashi Issa. (...) Littéralement, les dix-sept syllabes de ce poème disent:
monde de rosée - c'est un monde de rosée -
et pourtant pourtant
et pourtant pourtant
Mais une traduction moins artificiellement fidèle à son modèle écrirait plus simplement:
je savais ce monde - ephémère comme rosée -
et pourtant pourtant
et pourtant pourtant
Tout le roman qui suit, tout ce qu'il dit de la vie tient dans le seul redoublement de ce dernier mot:
cependant"
Ce mot, posé comme une énigme, fait converger 3 histoires distinctes, celles de Kobayashi Issa, maître du haïku, de Natsume Soseki, l'inventeur du roman japonais moderne, et de Yamahata Yosuke, qui fut le premier à photographier les victimes et les ruines de Nagasaki.
"Il faut beaucoup de subtilité et d'indifférence à l'égard de préjugés savants pour oser penser que l'art - sans rien renier ni de sa complexité ni de son ambition - conduise vers l'extrême simplicité d'une expérience tendre et insoucieuse de la pensée."
(Ph. Forest)
Rubriques : Citation, Découverte, Haïku, Livres, Noir et blanc
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