mardi 4 mai 2010

C'est trop dur




















(Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

2 commentaires:

Anonyme a dit…

L'en deçà et l'au-delà de la photographie.

Elle parle du photographe qui voit plus loin que son sujet.

Que dire de sa vision sans le trahir ? Au-delà de la compassion que nous devinons dans son regard.

Que sa vision projette une image.
Qu'elle porte en elle une reconnaissance et donc l'identification qui la précède.

Que l'image est par essence destinée au futur, elle qui toujours est une image du passé, lorsqu'elle nous parvient.
Elle qui dès lors se propose telle une métaphore à l'historien; lui qui s'efforce de comprendre le présent à travers le peu de connaissances tirées du passé.

Nous sommes à Venise. Un homme est à la peine. Il fait une pause, un bras en appui sur sa béquille, l'autre sur le parapet du pont. Il a posé son sac sur une marche, un sac contenant tout le poids du retour.

Or c'est de Venise en 1271, que partit pour la Chine un adolescent de 17 ans qui accompagnait son père Niccolo.
Il revint. Au terme d'un voyage qui devait durer près d'un quart de siècle. Aux yeux des Vénitiens, il fit briller les merveilles et les richesses acquises.
C'est à San Lorenzo, quelques ponts plus loin qu'il repose depuis 1324.
Il avait nom Marco Polo.

Alors cet homme sur la photo, quel est son nom ? Quel est le fardeau contenu dans son sac ?

Au mieux pouvons-nous imaginer le photographe lui proposer de porter ce sac.

Et nous le laissons à son mystère et le photographe au sien.

Nous les laissons, désormais enrichis de leur seul regard.

Ulysse

auteur a dit…

Ha ha, tu ne crois pas si bien dire Ulysse !
La symbolique était au coeur du sujet...
Bien des lectures possibles.